Écouter « Mise à nu », c'est déjà faire connaissance avec Pauline Croze.
De sa voix posée fermement sur un texte aux images poétiques, cette Villemombloise se présente avec sincérité.
« J'exprime ce que je suis, ce que je ressens. La mélancolie domine, même si dans la vie j'aime m'amuser. Mes chansons me permettent d'être bien, j'ai besoin d'elles. »
Pauline ne cherche pas à être un porte-parole, mais beaucoup se retrouvent dans ses textes sur le sexisme (« Femme Fossile ») ou sur les jeunes victimes de la consommation (« Jeunesse affamée »).
Le talent invite souvent la chance et la jeune carrière de Pauline est ponctuée d'heureuses rencontres. Celle avec un ami musicien, Quito, par exemple, avec lequel elle débuta en 1999, de manière classique dans les bars.
Il lui présentera Anne Claverie, ex-manageuse des Valentins et Étienne Daho qui donnera un coup d'accélérateur à sa carrière : succès lors des Transmusicales de Rennes, un titre, « Larmes », dans la sélection des Inrocks, puis les premières parties de Cali, Miossec, le prix SACEM des Chorus des Hauts-de-Seine, la sortie d'un album le 14 février 2004.
Depuis Pauline a été nominée pour le prix Constantin et joue en tête d'affiche.
« C'est un peu effrayant. Désormais, le public me connaît et sur scène, il faut le surprendre, tout en restant honnête. C'est une belle relation, j'aimerais qu'elle dure...»